Le jardin

Les modes ont malheureusement gagné jusqu’à nos jardins et certains s’évertuent à grand renfort d’eau, d’engrais, d’insecticides à faire pousser des espèces inadaptées…Le climat, la région est un facteur déterminant, la nature du sol en est un autre. Un pépiniériste local saura vous conseiller. Un laboratoire d’analyse des sols vous donnera les proportions en argile, limon, taux de calcaire, de matières organiques, le degré d’acidité, les quantités de phosphore, de potasse….(à partir de 60€).

 Aménager son espace

Ses allées seront formées de quelques pavés ou rondins de bois, de branchage broyés, d’écorces de pin, d’aiguilles de conifères, de coques de noix, ou encore de sable ou de gravier.

Le potager 

Le fruit  de son jardin potager est la récompense suprême du jardinier : saveur, fraîcheur, coût dérisoire…On compte 100 m² par personne pour se nourrir à l’année ; l’endroit idéal sera un terrain dégagé au sud et protégé des vents, constitué d’une terre riche en matière organique (noire et légère). Il est important de prévoir une rotation des légumes pour permettre au sol de se régénérer, certains végétaux étant particulièrement gourmands en éléments nutritifs (aubergine, choux fleur, tomate,…). On peut par exemple faire se succéder des plantes de familles variées (légumineuses, curbitacées, crucifères ), développant des organes différents (racine, bulbe, feuilles, graines, fruits,).

En variant les espèces de plantes du jardin, on multiplie aussi les insectes. Or, ce sont de précieux alliés du jardinier et qui n’ont rien de chimique. On sait qu’un jardinier amateur utilise en moyenne 2 à 5  fois plus de substances chimiques au m² qu’un agriculteur, participant ainsi activement à la pollution des nappes phréatiques et produisant des légumes chargés de résidus de pesticides. Il leur suffirait de s’entourer de coccinelles contre les pucerons,  de musaraignes contre les larves,limaces, de punaises contre les acariens du verger, de perce-oreille contre les vers de pommes, de mésanges contre les chenilles..Pour les faire venir, on leur laisse une dizaine de m²  en friche , à coloniser ; on leur plante des fleurs riches en pollen, une haie diversifiée. On peut même acheter en jardinerie des larves de coccinelles.

En insecticide naturel, on peut associer des plantes pour repousser l’ennemi (ex : les racines d’œillet d’inde sécrètent une substance toxique pour les nématodes, responsables du dépérissement des tomate),  déposer des planches de bois au sol et récupérer les limaces qui s’y abriteront ou leur laisser des soucoupes de bière ou elles se noieront, utiliser des insecticides  à base d’extrait végétaux (ex :  le purin d’ortie contre les pucerons de rosiers, le marc de café contre les mousses autour des plants de carotte,….).

Le compost

Pour éviter que le sol ne s’épuise, il faut l’entretenir et éviter engrais chimiques. Le compost est le fertilisant le plus complet ; constitué des déchets végétaux qui vont se dégrader naturellement grâce aux micro-organismes, puis par une toute petite faune de vers de terre, cloportes, coléoptères…On pourra y déposer toutes sortes de déchets : ceux du jardin (broyés si trop conséquents), les épluchures, les coquille d’œufs, les restes de repas, le marc de café, les essuie-tout (non colorés), la cendre de bois,… pour répondre à des carences précises, on peut utiliser des engrais « naturels », issus du recyclage de déchets organiques ; le purin d’ortie (1kg d’ortie dans 10 l d’eau, fermenté 2 semaines ; filtré et pulvérisé il devient fertilisant du sol ou insecticide contre les pucerons), le sang desséché( riche en azote), la cendre de bois (contre un manque de potasse), des algues (riches en oligoéléments),….

Le paillage, à base de copeaux de bois, de résidus de tonte, de paille, de feuilles morte,…permet de protéger sa terre entre les plantations contre les intempéries, le soleil, la sécheresse, l’évaporation , la prolifération de mauvaises herbes…

L’arrosage

L’arrosage doit devenir un geste réfléchi. L’eau est précieuse et les plantes ne demandent souvent pas autant que ce qu’on leur donne. L’ail, les carottes, les pommes de terre se dispensent d’arrosage; les géraniums d’origine sud-africaine ne supportent pas non plus d’être constamment détrempés…

Il faut aussi arroser aux bons moments : en fin d’après midi en plein été, mais en fin de matinée à l’automne ; bien entretenir son sol en binant et en paillant. Si les plantes manquent un peu d’eau, elles vont développer un système racinaire moins superficiel et iront en profondeur puiser l’eau.

L’arrosage doit s’effectuer au plus près des racines ; un arrosoir ou un tuyau classique gaspillent de grandes quantité d’eau à cause du débit et du ruissellement. Un arroseur entraîne une évaporation de 80% de l’eau envoyée en l’air.

Le mieux, ce sont les appareils de goutte à goutte branchés sur un robinet ; évaporation quasi nulle. Certains modèles sont preforés tous les 30 à 50cm pour les cultures, d’autres, microperforés, sont adaptés aux haies.

www.arehn.asso.fr/dossiers/jardin/eau.php

La serre

Elle vous permet d’obtenir des légumes très tôt au printemps et plus tardivement à l’automne vous permettant ainsi de doubler votre production en captant l’énergie du soleil. La serre contribue à limiter les pertes par évaporation et demande un sol riche en matière organique pour répondre aux besoins nutritionnels de votre potager.

Préambule: Politique et environnement
Quelques idées politiques