L’eau, un bien précieux a économisé

Nécessaire rappel

L’eau du robinet est aujourd’hui celle la plus sûre après l’eau de pluie avec filtration ; surveillée sur 54 paramètres microbiologiques et chimiques, on ne peut pas en dire autant des eaux minérales. (certaines sont mêmes franchement non conformes avec des teneurs en sodium, fluorure sulfate ou chlorure trop élevés ). Si l’odeur de chlore vous indispose, tirez votre eau seulement une demi-heure avant de la consommer, vous aurez au moins la certitude qu’elle n’aura pas stationné des minutes ou des heures en plein soleil, sous plastique, à attendre son cheminement  Les emballages produits pour fournir cette eau en bouteille font pâlir : les cartons, palettes, films plastiques….plus le transport d’approvisionnement des magasins, puis de la maison. Que de CO2 gaspillé !

Conclusion: utilisons l’eau du robinet jusqu’à 200 fois moins cher (0.003€/litre) et qui, en plus, arrive directement chez vous!!! 
Dans un pays comme le nôtre, conditionner l’eau en bouteille plastique est un luxe que nous paierons cher, une aberration de plus.  Si vous êtes en campagne optez pour la récupération  des eaux de pluie… vous serez autonome!!!

Réduire le gaspillage

Répartition de notre consommation moyenne journalière par habitant:

 Soins corporel, douche, bain   48L/j WC                                 43L/j
Autres                                        3L/j   Machine à laver:             16L/j
Boire cuisiner                            3L/j       Jardin                             6L/j
Vaisselle                                   15L/j    Nettoyage lavage           3L/j

53% de l’eau consommée ne nécessiterait  pas de traitement ( ci-dessus en caractère rouge).
Consommation annuelle par habitant:  46m3 ou 46000L (comparez avec votre facture)
 
Un constat qui interpelle : l’eau potable qui sort de nos robinets, traitée par nos stations d’épuration complexes et coûteuses, est utilisée à seulement 7% à des fins alimentaires (cuisine+ vaisselle), mais destinée à 93% à nous laver, à remplir nos chasses d’eau, laver nos voitures, à arroser nos jardins…

Quand on sait qu’en France un toit peut collecter en moyenne 700 l de pluie par m² et par an, on comprend vite comment couvrir rapidement, à coût réduit, jusqu’à 53% de nos besoins (ci-dessus en caractère rouge). En filtrant l’eau recueillie par nos gouttières, en la stockant dans une cuve enterrée de préférence si sa capacité dépasse 1 000 l (protection contre le gel, t°c estivale avec prolifération bactérienne), en la réinjectant par un système de pompe qui alimente un circuit distinct de l’eau potable pour le remplissage des toilettes, l’arrosage du jardin, le lave-linge,….

Cette eau peut même être rendue potable à l’aide de filtres plus performants (céramique à charbon actif, ou à osmose inverse).
Coût : 200 € environ pour une cuve polyéthylène de 300 l, un filtre, une pompe à main
          3500 € pour un système complet d’alimentation domestique (7 500 l)
          (le tarif de l’eau dépasse souvent 3 €/m3 !)
http://www.aquavalor.fr
www.ideesmaison.com/eco/ene/cuve_eau_de_pluie.htm

Quelques gestes de bon sens

– commencer par réintégrer au niveau intellectuel le fait que l’eau est une denrée précieuse à respecter et ce, quelque soit notre situation géographique.
-privilégier la douche (50l contre 150 pour un bain), réduire sa durée, fermer le mitigeur durant le savonnage. Si on n’a pas peur de passer pour un paysan on peut aussi se laver tout simplemnt avec un gant. Et oui fallait y penser!!!
– couper l’eau durant pendant le savonnage du corps ou des mains, le brossage des dents, le lavage manuel de la vaisselle – acheter un lave vaiselle de catégorie A.
– gérer la pression : si elle est trop forte, installer un réducteur de pression (30 €) en amont (jusqu’à 30% d’économie).
– prévoir des canalisations courtes (chauffe eau à proximité de la salle de bain), les isoler pour éviter les
déperditions thermiques et le gaspillage en attendant l’eau chaude au robinet…
– poser des systèmes récupérateur des trop pleins  (vase d’expansion) dû à la dilatation de l’eau chaude,
– renouveler les robinets par des robinets temporisés qui s’arrêtent automatiquement (un lavage de mains peut soutirer 10 à 15 l, surtout si on attend l’eau chaude !), par des mitigeurs hauts de gamme, réducteurs de pression.
– programme plus court du lave linge.
– déclarer la guerre aux fuites.
– récupérer l’eau de rinçage des légumes pour arroser les plantes,
– IMPORTANT 2e POSTE DE CONSOMMATION: changer la chasse d’eau des WC ; certains anciens modèles libèrent 20 l pour une utilisation ; les nouvelles à double poussoir proposent 3, 6 ou 9 l. Au pire, on peut encore placer à l’intérieur une ou deux bouteilles pleines d’eau ou de sable (éviter les briques qui s’émiettent !) ou bien abaisser le flotteur en tordant la tige vers le bas.

La cuve des toilettes est le deuxième poste consommateur d’eau derrière les bains et douches ; une eau, rappelons-le parfaitement potable, contrôlée à des fins alimentaires !!!  Si le remplissage par l’eau de pluie est une réponse, les toilettes sèches en sont une autre. Le principe est ultra simple : un siège et un seau au dessous ; après utilisation, on déverse sur ses déjections de la litière (à base de sciure, broyat végétal, carton déchiqueté,…) qui, en absorbant les liquides, bloque le développement des odeurs et amorce un processus de compostage. Il ne reste qu’à vider le sceau régulièrement sur le tas de compost, où les micro-organismes font leur affaire des germes fécaux.

www.eco-bio.info/ouaterre.html

Préambule: Politique et environnement
Quelques idées politiques