Quelques idées politiques

Notre pays va mal car nous recherchons perpétuellement la solution miracle qui enrayerait le chômage et la pauvreté en quelque semaines et ce sans aucun effort individuel – cette solution n’existe pas.

1) La recherche: cœur de notre développement

 Prenons bien en considération que  ceux qui, demain, dépendront le moins des ressources  énergétiques pourront défendre et promouvoir au mieux leurs valeurs. Par conséquent, l’accent sur la recherche dédiée à l’environnement doit être porté à son maximum. Une longueur d’avance sur le plan technologique sera gage d’une pérennité de l’emploi et vecteur de valeurs sur la scène internationale avec répercussion positive sur l’ensemble de notre économie. Les pôles de compétitivité sont en cela une excellente chose mais l’environnement y est trop peu présent.

Des axes forts devront être retenus pour éviter le saupoudrage des fonds publics:

– énergie renouvelable: solaire, éolien, serpent de mer, géothermie, nucléaire, biogaz… nécessaire état des lieux des technologies existantes et recherche appliquée. Nous excluons le bois qui, surexploité à l’échelle mondial, ne se régénère plus (perte de biodiversité, déforestations sauvages, pluies acides, chauffage des résidences, papeterie…) mais aussi pour ces émissions de CO2 supérieures (330g/kw) avec des pertes de rendements importantes lorsque les sytèmes de chauffage ne sont pas pilotés. Toutefois, une maison en bois ou tout autre produit en bois stockés participent à la fixation du C02.

– optimisation énergétique de nos industries: repenser nos process, récupération des énergies perdues (vapeur, perte de chaleur de nos incinérateurs à déchets, valorisation des déchets de nos industries agro-alimentaires) en développant la cogénération, en corrigeant nos modes de consommation (optimisation des emballages, utilisations de matériaux biodégradables, créations de nouveaux matériaux, bannir le jetable).

– optimisation de l’habitat: surface par habitant, mode chauffage, isolation, gestion de l’eau de nos effluents.

– transport: rendement des moteurs, réinventer le moteur lui-même, repenser nos modes de transport, ses utilisations.

– IMPORTANT: recherche en psychologie comportementale afin d’accélérer la prise de conscience d’un nécessaire effort collectif (aménagement d’une fiscalité incitatrice…). Pour exemple , il aura fallu 15 ans de campagnes de sensibilisation  et de taxation pour qu’enfin notre société reconnaisse les méfaits du tabac et la nécessité d’une réduction drastique de consommation. Nous devons aller beaucoup plus vite pour l’environnement: changement de nos modes de consommation et d’utilisation des biens, réflexion en amont d’un acte d’achat , de consommation. Raisonner rentabilité écologique (geste durable = pérennité de la vie) et non plus rentabilité économique.

– recherche politique: définir les nouveaux axes de développement économique et social. Le bien-être d’une société provient d’un sentiment perçu d’amélioration de la condition humaine avec une perspective de continuité du progrès. Aujourd’hui notre système est en panne car notre bien-être se résume en l’accumulation de biens de consommation mais surtout par l’intensité de cette consommation. Il nous faut impérativement revenir vers nos valeurs fondatrices pour le bien-être des générations futures:  santé, sécurité alimentaire, vie en société, respect de valeurs communes, recherche d’une symbiose Homme/Environnement.

Etc…

2) Fiscalité – Taxer la pollution – Fiscalité incitatrice

Principe du pollueur payeur – Le volontarisme en écologie concerne peut-être 5 à 10% des français… sans pénalité nous n’y arriverons jamais (exemple du TABAC).

Véhicule particulier:

– mise en place d’une taxation progressive à l’achat d’un véhicule en fonction du niveau de pollution. Taxation par exemple à partir des catégories B.

– Interdire progressivement les véhicules les plus polluants: Les véhicules de prestige peuvent émettre plus de 400g de c0² par km lorsque les familiales les plus performantes ne dépassent pas 150g –  insupportable sur le plan intellectuel. Cette limite devra être progressivement réduite sur une dizaine d’années pour atteindre un maxi autorisé de 175g et ainsi de suite.

– réintroduction de la vignette automobile en fonction des émissions de GES.

– Vignette supplémentaire pour l’accès  des villes par les véhicules dits polluants (ex: émission >200g par km ).

– utilisation de ces taxes: Financement de la recherche (rendement des moteurs, systèmes novateurs). Crédit d’impôt pour l’acquisition d’un véhicule non polluant ou le remplacement d’un véhicule polluant. Un foyer détenteur d’un véhicule dits polluant (4*4, sportive…) ne pourrait prétendre à ces aides lors de l’acquisition d’un véhicule supplémentaire – restons cohérent dans la démarche.

Impact économique:

Nos constructeurs sont actuellement bien positionnés en disposant de gammes produits parmi les moins énergivores. Ces mesures leur offriront de nouvelles parts de marché. Les contraintes fiscales réorienteront complètement la demande du consommateur obligeant ainsi nos constructeurs a être en pointe sur la recherche du véhicule toujours plus propre ou plutôt moins polluant. Nos constructeurs veulent tous répondre à la demande client, il nous faut donc créer le besoin… Dépêchons-nous car nos constructeurs se font doubler stupidement par incompréhension des enjeux: pour preuve ils viennent de sortir en même temps leur tout premier 4×4… ils sont graves!

Transports en commun:

– Continuer à développer le maillage des transports en commun en le plaçant au coeur de la politique de la ville. Imaginons un GPS individuel portable calé sur l’ensemble des transports d’une zone urbaine. Ainsi, dans la jungle du réseau, un usager saisit sur son portable sa destination puis se laisse guider par son GPS qui lui indique les arrêts, le prochain bus, tramway ou métro qu’il doit prendre.

– Développer les bus dits propres (bus électrique), les pistes cyclables.

– Développer les voies réservées aux bus, piétons et cycliste et restreindre celle des automobilistes.

– Taxer les vols intérieurs quand ceux-ci ont un équivalent TGV.

Transport de marchandises:

Inventons des mesures incitatives à l’optimisation ou la réduction des flux sur route:

– Subventionner et développer le ferroutage.

– Inventer la Taxation sur le Transport Ajouté (TPA): tous les acteurs de la distribution auprès des particuliers (GMS, commerces de proximité) devront s’acquitter d’une taxe progressive sur chaque produit commandé en fonction de la distance parcourue par ce même produit. Impact sur le prix grand public incitant à produire localement (frein aux délocalisationx – implantation d’entreprises étrangères) et aucun effet négatif pour nos entreprises.

Gestion de nos ressources en eau:

– Partir de la consommation moyenne par habitant avec taxation progressive sur les consommations supplémentaires souvent destinées aux loisirs (piscine, arrosage, spa…) ou résultant du mauvais entretien du réseau d’eau / électricité.
– Cette moyenne se situe à environ 50m3/an et par habitant. Le niveau de déclenchement de cette taxe serait progressivement abaissé à raison de 2 m3 par an et par habitant avec un objectif de consommation de 20 m3 en habitation individuelle et 30 m3 en collectif. Objectif à atteindre sur une quinzaine d’années.
– utilisation de cette taxe: crédit d’impôt pour les systèmes économisant l’eau (récupération des eaux de pluie, toilettes sèches, lave linge et lave vaisselle de catégorie A+), pour subventionner les mises aux normes des pavillons et collectivités au sujet du traitement des eaux usés.

TRES IMPORTANT: reprendre le modèle d’application de mesures environnementales en agriculture; à savoir pour les revenus très élevés souvent gros consommateurs, obligation de respecter avant une échéance donnée l’objectif final de consommation.
Ex: revenus au-dessus 1 000 000€: obligation de réaliser les aménagements et travaux d’économie d’eau avant 2008. Revenus > 600 000€ avant 2009. Revenus>300 000€ avant 2010. Revenus > 100 000 avant 2011 et ainsi de suite.

Créations d’emplois:  installateurs de systèmes agréés, maintenance des équipements, organismes de conseil, recherche appliquée.

Gestion de nos ressources énergétiques;
Même approche que pour l’eau: définir une grille de taxation en fonction de la consommation en KW/m². Une maison > 200KW/m² serait  taxée progressivement avec un plan obligatoire de réhabilitation obligatoire  dans le temps: maison > 500kW obloigation d’amélioration avant 2010; >400Kw/m² avant 2012; < 300kw/m² avant 2014 et ainsi de suite. Même si les niveaux sont élevés l’effet entrainant psychologique est très fort car les citoyens deviendraient de plus en plus exigents dans leur travaux pour ne pas se faire rattraper par la fiscalité. Cette fiscalité ne concernerait que les propriétaires et non les locataires.

L’habitat:

Toujours sur la même base: taxation en fonction de la surface par habitant afin de pénaliser les constructions hors normes et gourmandes. Le coût énergétique de l’habitation devra être pris en compte.

Equipement du foyer:

Mise en place d’une charte des industriels avec des objectifs précis:

– répondre aux besoins/ préoccupations des consommateurs (avec ou sans OGM, mode de production, respect de l’environnement).

– interdire la désinformation (Ex: produit sans sucre ajouté mais remplacé pas des substances  non respectueuses de notre santé) et la rendre pénalement répréhensible compte tenu du risque sur notre santé.

– clarifier la signalétique sur les emballages afin de guider le plus simplement possible le consommateur  dans ses choix (pastilles de couleur en fonction de la consommation énergétique pour l’élaboration du produit, de la qualité – débroussailler la jungle actuelle des logos: recyclage…).

– tout nouveau produit se devra d’être moins polluant que le précédent. Exemple: un écran plasma consomme 2 à 5 fois plus d’électricité qu’un tube cathodique – encore une fois, comment peut-on justifier  une telle évolution de notre consommation.

– chaque produit mis sur le marché devra se doter d’une filière de recyclage

– Chaque entreprise devra effectuer un audit sur l’efficacité énergétique de sa structure avec pour objectif  de programmer sur les 10 prochaines années un plan d’économie d’énergie ou d’optimisation (cogénération).

– traçabilité indispensable des produits d’importation pour éviter le dumping environnemental (obligation des distributeurs).

– inventer le générique du bien de consommation: bien ayant une fonction basique et doté d’une très haute performance énergétique (A+). Ces appareils seraient détaxés avec financement par les non génériques (surtaxe).

Créations d’emplois:

Réconciliation des citoyens avec leurs industries, effet positif sur le moral des ménages, confiance retrouvée en notre société. Notre respect de l’environnement sera vecteur d’une image forte au niveau international tandis que les filières privées de recyclage généreront des emplois. Par ailleurs, le consommateur redevenant maître de ses décisions dans la jungle des marques fera le choix de la qualité certifié.  On ne doit jamais vendre un produit par son prix mais par ses qualités intrinsèques, les valeurs qu’il véhicule (ex: toyota et ses valeurs de qualité et de respect de l’environnement en passe de devenir n°1 mondial – PRIUS).

Politique Agricole:

Les agriculteurs nous démontrent depuis la 2ème guerre mondiale leur formidable capacité d’adaptation. Ils ont su réduire les intrants des cultures, réaliser la mise aux normes de leurs élevages (gestion et traitement des effluents). Hélas trop souvent mal informés, mal formés  ils sont victimes de pressions des semenciers des entreprises de produits chimiques (engrais, pesticides…) qui n’hésitent pas à faire de la désinformation au détriment de notre santé et de la crédibilité même des agriculteurs. Il faut donc une très forte politique agricole avec un positionnement claire et précis sur les sujets aussi importants que:

– les OGM: trancher définitivement sur les risques encourus, la traçabilité des produits d’importation. Un produit sans OGM doit être clairement identifié par le consommateur.

– L’information et l’interdiction concernant certaines matières actives destinées aux traitements des cultures.

– Principe du devoir de précaution mais avec une grande réactivité lors d’inquiétudes sur une pratique agricole.
Pour cela les pouvoirs publics doivent se doter de centres de recherche dédiés à la mesure de l’impact de nos pratiques sur l’environnement et notre santé. Cette réactivité servira de modèle sur la scène internationale donnant à nos produits une image forte répondant aux inquiétudes croissantes des populations.

– Planification de nos besoins: la plupart de nos productions nécessitent primes ou subventions pour trouver un débouché sur le marché mondial. Il nous faut organiser la réduction de certaines productions et développer celles que nous importons. Notamment les productions outre atlantique qui n’offrent aucune garantie sur l’absence d’OGM comme Le Soja. La production d’éthanol est également un moyen de résorber nos excédents tout en  réduisant notre dépendance énergétique,  cependant encore une fois ne nous précipitons par vers une nouvelle catastrophe (réduction excessive des cultures destinées à l’alimentation), définissons dès à présent une surface nationale maximale dédiée à l’agro-industrie non alimentaire à ne pas dépasser. Cette gestion aurait pour impact d’équilibrer l’offre et la demande avec augmentation des prix à la production. Cette augmentation des prix aurait plusieurs impacts positifs pour les agriculteurs:

                                    – Progression de leur revenu avec réduction des subventions Européennes (indépendance).
                                    – Désintérêt progressif pour l’élevage (réduction des émission de co2) du fait de l’augmentation des coûts de production induits (désintensification des zones d’élevage).
                                    – Réduction de l’écart des prix entre l’agriculture Bio et intensive à la faveur de la première.

                                    – Développement des cultures vivrières redevenus rentables dans les pays en développements

Afin d’éviter toute surintensification des cultures (utilisation massive de la Chimie) conséquence logique de l’augmentation des prix à la production (catastophe qui nous pend au nez avec des prix actuels record) une politique de taxation des intrants est indispensable. Les fruits des cette taxation seraient redistribués à l’agriculture et au projets durable (digesteur de lisier, valorisation de déchets agricoles, agri bio…)

                         
– Agriculture biologique: nous sommes déjà trop nombreux sur notre belle planète pour que l’agriculture biologique puisse couvrir les besoins de l’humanité. Prenons l’exemple de la France, 3ème exportateur mondial; les exportations représentent 20% de sa production agricole tandis qu’en parallèle les importations représentent 50% des exportations. Notre pays est donc exportateur net d’environ 10% de la production agricole nationale. Les différences de rendement entre l’agriculture bio et intensive oscillent entre 30 et 50% en faveur de la dernière ce qui signifie que la généralisation de l’agriculture bio ne permettrait pas de nourrir la population française si cette dernière ne réduit pas sa consommation de viande. De plus, les pays importateurs de produits agricoles français se trouveraient dans l’obligation d’intensifier un peu plus leur propre agriculture pour combler leurs besoins (déforestation, utilisation d’engrais et autres pesticides, irrigation etc…). En ce qui nous concerne, la solution existe pour compenser les moindres rendements en bio; celle-ci consiste en la réduction drastique de la consommation de viande  actuellement source de perte énergétique (transformation des protéines végétales en protéines animales) et participant au réchauffement climatique. N’oublions pas que nous sommes actuellement 6 milliards et serons 9 milliards en 2040; de plus avec les bouleversements climatiques annoncés, il sera de plus en plus difficile pour les agriculteur d’obtenir des rendements réguliers ou en progression d’une année sur l’autre!!! Regardons ce qui se passe actuellement… un vrai film catastrophe américain sans aucune  réaction logique de la population qui réclame d’avantage de pouvoir d’achat!!!!

Pour autant, l’agriculture bio doit être encouragée puisqu’elle participe à la dépollution de notre environnement tout en réalisant une balance avec les agriculteurs les moins sérieux.  L’effort humain que demande cette pratique respectueuse devra être récompensé moins par des primes mais d’avantage par des obligations de distribution de la production en aval comme le proposait Nicolas Hulot (cantines scolaires, obligation de proposer cette alternative au consommateur dans les grandes surfaces etc…). D’autre part, la collectivité (l’état) devra investir pour rationaliser la filière bio et la rendre plus compétitive donc accessible à tous les consommateurs.

– Création d’un label agriculture raisonnée: utilisant les pratiques culturales et d’élevages les plus performantes avec impact réduit/maîtrisé sur l’environnement.

– Interdire progressivement les intrants ayant un impact négatif sur l’environnement.

– Politique de taxation du pollueur: taxe sur les intrants

3) Europe et politique internationale

Nécessité d’une constitution européenne:

Une constitution est indispensable pour nous doter d’une politique énergétique, environnementale, agricole, industrielle, d’une force de dissuasion, stopper les velléités indépendantistes. Nous ne pouvons pas nous payer le luxe de l’isolement. Pour avancer sur le sujet, utilisons la méthode du « déminage politique » en faisant adopter cette constitution par chapitre. Organiser une grande consultation sur les quelques points qui inquiètent les citoyens. Nous nous devons de prendre une direction quitte à corriger la trajectoire par la suite. L’immobilisme ne nous mènera nulle part, d’ailleurs nous payons actuellement la note des 20 dernières années.

– Exemple d’application commune: interdire sur la scène internationale le dumping environnemental. Instauration de sanctions financières.

Politique monétaire:

Article de sauverlaplanete.fr en 02/2007: « Revenir sur la politique de taux de la BCE afin de faire revenir l’euro à une parité acceptable. La parité à 1.50$ pour 1 euro détruit notre industrie, contraint nos entreprises à délocaliser et écarte depuis 2002 les pays de la zone  Euro de la croissance mondiale. Avec les USA,  faire pression sur la Chine pour l’obliger à réévaluer sa monnaie (processus en cours) et ralentir ainsi une croissance effrénée et dévastatrice.

« Le risque inflationniste annoncé par Monsieur TRICHET (BCE) ne provient pas d’une surchauffe de l’économie (seulement 2.3% de croissance) mais résulte de la hausse des matières premières induite par les pays émergents. La hausse actuelle des taux a pour conséquence de maintenir l’euro à un niveau élevé et risque de tuer dans l’oeuf le frémissement de la croissance enregistré en 2006. Pire, alors que le marché immobilier amorçait un atterrissage en douceur les hausses successives des taux pourraient précipiter le marché vers un Crac ».  

Une baisse du taux de la BCE d’1/4 de point serait un signe fort pour le marché et l’euro se détendrait redonnant de l’oxygène à toutes nos entreprises avec un redressement de notre balance commerciale et un frein aux délocalisations.

12/2007 Sauverlaplanete.fr avais vu juste car c’est justement ce qui se produit actuellement!!! Le pire est devant nous

11/2008 la parité $/€ redevient favorable à notre économie ce qui devrait atténuer la crise financière mais le choc sera dur car la perte de richesse mondiale liée à la déflation de l’immobilier va détruire des millions d’emplois.

Politique agricole:

Exception agricole

– Donner aux pays la possibilité de protéger leur agriculture mais en parallèle interdire toute subvention à l’exportation.

4) Politique de l’emploi et de la solidarité

Solidarité ne rime pas seulement avec partage des plus riches avec les plus pauvres. Celui qui perçoit l’aide de la société a le devoir d’agir pour s’en sortir. Cela implique de changer notre approche psychologique de la société.

Changeons notre vocabulaire!!!

Contrairement aux apparences les Français ne sont pas solidaires. La Secu, l’Assedic, les mutuelles, l’état sont des systèmes extraordinaires de mutualisation. Cependant, ceux-ci ont été progressivement détournés pour un profit  individuel. Et pourquoi???? Parce qu’en face de chaque assistance qu’offre la société française nous ne rendons pas obligatoire  un devoir afférent. C’est pourquoi, si nous voulons relever le défi de l’environnement et du chômage tout le monde doit se retrousser les manches.

Afin de bien comprendre les devoirs en question, il nous faut réapprendre certains mots ou expressions civiques.

Nous ne devons plus dire « l’état » mais « la collectivité » ou encore « la Société »: ainsi il est plus difficile de dire « je n’ai que faire de la collectivité »ou « Je souhaite éviter de payer trop d’impôt à la collectivité ».

Nous ne devons jamais dire: « mes Assedic » mais « l’aide à la recherche d’emploi ». Les Assedic proviennent de la collectivité, des efforts consentis par certains pour aider les autres. Il ne doit exister en aucune parcelle de notre esprit l’idée d’un retour sur investissement. Ainsi, les personnes qui bénéficient de l’aide de la collectivité doivent se sentir redevable à la collectivité en cherchant un emploi et ce quelqu’en soit le salaire ou le type de poste. La société n’a pas à assumer la perte d’un train de vie, notre manque de prévoyance, nos erreurs, elle est simplement présente pour nous aider dans nos transitions.

Idem pour la sécu, le RMI…: ne plus jamais dire mon RMI, ma SECU puisqu’ils ne nous appartiennent pas. Encore une fois ces systèmes existent parce que la collectivité daigne encore vouloir nous accompagner durant les périodes difficiles . Imaginons la frustration de ceux qui travaillent et qui ont aujourd’hui le sentiment d’un abus généralisé.

Traitement du chômage:

Des droits oui mais des devoirs surtout!!!

La France est pays de liberté, de fraternité et d’égalité: lorsque nous nous trouvons sans emploi nous sommes libre de refuser tel ou tel emploi compte tenu des aspirations individuelles. Toutefois, nous ne devons pas perdre de vue que cette liberté est financée par la collectivité. Lorsque nous refusons ce que la collectivité propose en terme d’emploi, cette même société respectant vos libertés n’a alors plus l’obligation de vous financer.

Ainsi en proposant une période de liberté à durée limitée, par exemple 6 mois, durant laquelle vous conduisez vous-même votre recherche d’emploi tout en percevant l’aide de la collectivité. A l’issue de cette période, vous serez tenu d’accepter la première offre d’emploi qui vous sera proposée. Vous restez toujours libre de refuser cette offre mais  vous perdez alors l’aide de la collectivité. Ici la liberté est préservée mais l’équité et le respect sont restaurés.

Tout travail mérite salaire – se plaindre ne résout rien

Une remise à plat de notre système d’aide s’impose. Pour toute personne qui travaille et donc cotise pour notre sécu,  pour l’aide au chômage, le financement des retraites, le financement des infrastructures, de notre service public, il n’est pas supportable d’observer des personnes sans emploi ayant les mêmes revenus et parfois supérieurs. Tout travail mérite salaire, ce qui signifie qu’une personne au travail ne peut pas gagner moins d’argent qu’une personne inactive. Ainsi, il est indispensable que pour chaque schéma familial un rééquilibrage des aides s’impose.

Pour cela il faut alors rendre éligible au calcul de l’impôt toutes les sources de revenus quelqu’en soit leur origine.

Exemple de schéma familial: une personne salarié au smic avec 2 enfants et percevant différents soutiens de la société.  Considérant que ce papa ou cette maman se lève chaque matin pour aller au travail avec la nécessité de prendre soit son véhicule, soit les transports en commun et peut-être de régler une nourrice.

Un autre individus avec la même cellule familiale mais sans travail cumulant Assedic et autres aides sociales ne pourraient en aucun cas voir l’ensemble de ses revenus après impôt dépasser 80% de ceux en situation d’emploi.
Cela implique en premier lieu de répertorier l’ensemble des aides qu’offre notre système avec une harmonisation des critères d’octroi .

N’oublions jamais que si nous avons des droits, nous avons aussi des devoirs, tout simplement par respect pour ceux qui travaillent et donc cotisent.

Création d’emplois:

Il n’y a pas de remède miracle hélas mais un nécessaire bon sens à retrouver:

– sens des devoirs à inculquer (paragraphe traitement du chômage).

– investissement massif dans la recherche (développé en première partie).

– direction politique claire: objectif de pérennité de notre système, stratégie énergétique, sens des valeurs retrouvé afin de redonner confiance aux français, traitement de la dette, augmentation des aides sociales si les objectifs que nous nous sommes fixés sont atteints: cela donne une perspective aux citoyens et du courage devant les efforts à accomplir.

– améliorer la performance de nos services publics pour réduire la dette et investir dans notre mutation écologique.

– politique européenne de l’Euro pour redonner rapidement de l’oxygène à notre économie – pression sur la Chine pour une meilleure valorisation de sa monnaie.
 

5/ Démographie

IMPORTANT Ce chapitre est particulier car rarement voir jamais abordé par peur ,par manque de courage et de finesse d’esprit… Essayez d’aborder ce sujet et vous trouverez toujours un homme sans courage d’opinion pour vous compare à Hitler et sa solution finale. Ce tabou pourrait être responsable de notre perte.

Pour aller vers une conclusion évidente voici quelques vérités:

– réchauffement climatique: 7 ans pour réagir (hypothèse répandue la plus pessimiste donc celle qu’il faut retenir pour les générations futures – devoir de précaution), les premiers déséquilibres sont déjà perceptibles par l’homme (fonte des glaces, augmentation du niveau des océans, augmentation de la fréquence d’évènements climatiques violents…).

– agriculture biologique: généralisation impossible du fait du rendement insuffisant pour répondre au besoin actuelle de la population mondiale (pénurie mondiale), obligation pour l’homme d’en venir à des techniques de plus en plus dévastatrices tels que les OGM pour compenser le manque de surfaces agricoles.

– épuisement insidieux des ressources en eau, énergie, ressources alimentaires (destruction des sols, épuisement des océans, disparitions massive d’espèces avec réaction en chaîne).

Conclusion:

Nous sommes le premier maillon du déséquilibre annoncé avec toutes les conséquences prévisibles qui y sont rattachées. Infléchir la courbe de nos émissions de co² est un pari intenable au regard du bouleversement économique actuel (croissance de la Chine et Asie en général, l’Inde, Russie, Pays de l’Est, frémissement en Afrique).

Notre progrès technologique se saurait luter contre cette frénésie consumériste que connaissent ces nouveaux pays qui ne souhaitent qu’une seule chose: atteindre notre niveau social ou plutôt notre « taux d’équipement ». Une équation doit nous faire réagir: pour ne plus participer au réchauffement climatique les experts suggèrent de réduire nos émissions GES de 75% d’ici à 2050. D’autres experts, ceux de la démographie cette fois, annonce que durant cette même période la population mondiale aura cru de 50%… Comment allons-nous faire???

Toutes les espèces animales vivent en équilibre les unes par rapport aux autres. Ces équilibres sont régit par le niveau des ressources alimentaires; chaque chaîne alimentaire se trouve ainsi préservée du risque de disparition. Nous sommes la seule espèce à avoir su garantir son alimentation ouvrant ainsi la porte du « développement ».
Maintenant, posez-vous deux questions: Où allons-nous?… Quels sont nos objectifs?… Si vous ne trouvez pas de réponses posez donc la question à un brillant économiste ou homme politique. Rassurez-vous eux aussi ne savent pas…

Nous devons impérativement avoir pour objectif de retrouver un équilibre avec notre mère planète. C’est pourquoi en tant qu’espèce dite supérieure nous devons impérativement limiter notre développement démographique et ainsi nous parviendrons à stopper le premier facteur de dégradation de l’environnement.

Politique de natalité:

Nous devons donc bannir une fois pour toute l’idée destructrice qui nous taraude en permanence: « Croissez, multipliez-vous ». Ce précepte nous a permis de rayer de la carte, sans aucun sentiment de culpabilité, des peuples sous développés, arriérés enfin des sous hommes, aux quatre coins du globe. Ces moins que rien vivaient pourtant en parfaite harmonie avec leur milieu par la transmission de valeurs ou croyances en la nature. Maintenant on peut le dire nous sommes responsables de la disparitions de peuples intellectuellement supérieurs.

Quelques mesures à méditer:

– arrêt des politiques natalistes: on ne fait pas d’enfants pour faire de la croissance économique (objectif affiché de nos gouvernements) mais parce qu’on a un avenir à leur proposer et des ressources à leur distribuer.

– L’Europe vieillit: le taux moyen de natalité ne permet plus le renouvellement de la population mais celle-ci progresse encore par l’allongement de la durée de vie et les migrations de population. Investissons dans l’intégration des nouveaux arrivants.

– Commençons à insuffler autour de nous et sur la scène internationale l’idée d’une nécessaire politique démographique à l’échelle de notre planète (maxi 2 enfants par famille) avec pour objectif:  un niveau de  population (peut-être 8 milliards) à atteindre pour garantir à « tous » une sécurité alimentaire, la paix, la pérennité de notre habitat la Terre.

Au fait vous trouverez toujours des spécialistes pour vous dire que la planète peut nourrir techniquement 9 milliards d’habitants. Donc avec actuellement 6.5 millards d’individus ils vous disent « pas de panique ». Quand j’étais en primaire nous étions 4 milliards et on m’expliquait déjà la même chose sauf que depuis la pauvreté, la malnutrition et tous les maux de la surpopulations n’ont fait qu’empirer. Plutôt que d’attendre bêtement les 9 milliards d’habitants, je vous propose que tous ensembles nous devenions des êtres responsables:

Abordons cette question avec humanité sinon les conflits qui sont amenés à se développer avec la raréfaction des ressources seront une forme de solution finale. La loi su plus fort, du plus riche… de celui qui aura les ressources        s’appliquera.

Si vous avez d’autres solutions, nous sommes preneurs.

Préambule: Politique et environnement
Le jardin